bulletin of the AFRICA PROGRESS PANEL

Volume 4, Issue 20 — 16 December 2011

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Temitayo Omotola
Africa Progress Panel
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COP, la solution pour faire face au changement climatique ?

La Convention des Nations unies sur le changement climatique (CNUCC) qui a eu lieu la semaine dernière à Durban s’est terminée dans un mélange de soulagement, de déception et de confusion. L’excitation était à son comble, quand, le dimanche matin, les négociateurs sont enfin arrivés à un accord : « Ecoutez ! » a lancé la chef de la CNUCC, Christiana Figueres, sur Twitter : « Nous avons obtenu une deuxième période d’engagement au titre du protocole de Kyoto, c’est une promesse d’avenir à valeur juridique pour tous, la mise en œuvre complète du Fonds vert pour le climat de Cancun ! COP n° 17 » De la même manière, le président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a déclaré que l’accord était « un coup de maître pour l’Afrique », tandis que Chris Huhne, le Secrétaire de l’énergie et du climat du Royaume-Uni, a parlé d’un « grand pas en avant pour limiter les émissions et faire face au problème du changement climatique dans le monde. » La veille, tout laissait à penser qu’un tel accord n’aurait jamais eu lieu, comme à la COP 16 de Copenhague, où les négociateurs sont partis sans rien pour défendre leurs initiatives.

Cependant, à mesure que les choses se clarifiaient, ou plutôt à mesure qu’elles s’obscurcissaient, le « Package » de Durban est devenu de plus en plus l’objet d’une remise en question. Des articles sont parus dans les médias cette semaine sur les conditions tendues dans lesquelles les décisions ont été prises, l’ambiguïté de nombreux textes et le manque de plans concrets sur la manière dont le Fonds vert du climat serait structuré et géré. Mme Figueres a averti que l’accord était « insuffisant » et qu’on « était toujours loin de [notre] objectif ». Saraha Jayne-Clifton, coordinatrice de la justice climatique de Friends of the Earth International, faisant part d’un sentiment partagé de plus en plus dans le monde, a soutenu que « les personnes ordinaires avaient, une fois de plus, été déçues par nos gouvernements. Guidés par les Etats-Unis, les pays développés n’ont pas tenu leur promesse, ils ont affaibli les règles régissant les initiatives concernant le changement climatique et raffermi celles qui permettent à leurs compagnies de profiter de la crise climatique. » Oxfam a déclaré de plus : « L’accord établi à Durban n’est pas bon pour l’avenir de la planète ou pour les populations les plus pauvres et les plus vulnérables. Le message que les négociateurs ont fait passer aux populations qui ont faim est : qu’ils mangent du carbone. »

Qu’a donc tiré l’Afrique de Durban ? Qu’est-il advenu des négociations sur le climat de la planète censées aboutir à un « business plan international pour la planète » et reposant sur trois fondements essentiels : les stratégies d’atténuation, d’adaptation et la réduction de la pauvreté » ? Vu le nombre de personnes et d’organisations ayant débattu ces dernières semaines – si ce n’est des mois et des années ! – nous avons la responsabilité éthique et morale de prendre des mesures solides pour faire face dès maintenant à la question du changement climatique. Faire retarder les choses ne fera qu’augmenter, - et a d’ailleurs déjà fait augmenter -, les coûts économiques et sociaux.

Si les émetteurs principaux de carbone ne font rien d’autre que retarder les moments de prise de décision concrète, les populations africaines s’en trouveront sans aucun doute terriblement affectées, les disputes à propos de l’eau et de la pénurie d’autres ressources pourraient exacerber les conflits, et la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance s’en trouveront d’autant plus menacés. Les dirigeants politiques africains doivent hausser la voix, faire part de leurs témoignages et surtout, ils doivent s’aligner sur les aspirations de leurs citoyens.

2011 nous a montré, de manière générale, que l’Afrique tirait son épingle du jeu dans un monde changeant et imprévisible. Cette avancée doit être protégée et cultivée, car l’Afrique a désormais devant elle une véritable opportunité de contribuer de plus en plus à l’économie mondiale, de transformer sa manière de se développer et de consolider son paysage social et économique.

Meilleurs vœux pour l’année 2012.

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News Overview

Durban Talks

Multilateral Organizations

AFDB

AFRICAN UNION

EAC

ECOWAS

IFAD

ILO

IMF

UN

WFP

WORLD BANK

Gender Imbalance at COP17.JPG

Opinions

  • Daily Maverick: Let’s ban fire, 13 Dec. 2011 In this article, the author criticizes the efforts made at COP17, which he describes as a "beach party", as well as the final Durban Package, which he refers to as "recycled waste paper".
  • Huffington Post: Durban Wrap-up, 13 Dec. 2011 This article discusses how and why the US, China and India prevented substantial progress from being made at the Durban conference and how it would in fact be to their advantage – both economically and in terms of development – to take greater and more progressive steps towards fighting climate change.
  • The Atlantic: Overstated Success at Durban Climate Conference, 12 Dec. 2011 The author juxtaposes what the media have reported about the Durban Package and what the various texts of the Package actually say. He argues that given how vague the language of the texts is, there is little cause for celebration.
  • allAfrica.com: Durban’s Platform for Potential (In) Action, 11 Dec. 2011 Author argues that while some people are happy with the Durban Package and the decisions reached at COP17, many others are not. According to the author, of particular concern is the second commitment to the Kyoto Protocol, which he argues is weak, lacks ambition and leaves much room for countries to get out of their already flexible emission reduction targets in the future.
  • Thought Leader: If COP17 has to do with survival, why aren’t more people interested? 8 Dec. 2011 This article questions why more people aren’t interested in and getting involved with the fight against climate change. The author suggests that many people are unaware of the adverse effects of climate change and, therefore, calls for greater education for sustainable development, especially among young, school-going children.

Quote

The outcome in Durban is a coup for Africa. Issues that had taken so long to resolve have been resolved on our soil.

  •  Jacob Zuma, President of South Africa

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16-19 January World Future Energy Summit (Abu Dhabi)
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23-30 January 18th Ordinary Session of the Summit of the African Union: Addis Ababa, Ethiopia
25-29 January World Economic Forum Annual Meeting:Davos, Switzerland

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