Graça Machel

Graça Machel

Présidente de la Fondation pour le développement communautaire et fondatrice de New Faces New Voices

Graça Machel, fervent défenseur des droits des femmes et des enfants dont la renommée est internationale, mène des actions politiques et sociales depuis plusieurs décennies. Elle est Présidente de la Fondation pour le développement communautaire (FDC), organisation mozambicaine à but non lucratif qu’elle a créée en 1994. La FDC accorde des subventions à des organisations de la société civile pour rapprocher les communautés, améliorer la justice sociale et économique et aider à la reconstruction et au développement du Mozambique au sortir de la guerre.

En 1994, le Secrétaire général des Nations Unies charge Graça Machel, en tant qu’experte indépendante, de mener une étude évaluant l’impact des confits armés sur les enfants. En 1996, la présentation de son rapport fait sensation et lance la définition d’un nouvel agenda au concept novateur, visant à garantir la protection absolue des enfants mêlés à la guerre, en modifiant les politiques et les pratiques des gouvernements, des agences de l’ONU et de la société civile nationale et internationale.

Au fil des ans, les réussites de Graça Machel ont été reconnues à l’échelle internationale. Elle a notamment été lauréate en 1992 du « Prix Leadership Afrique pour l'élimination permanente de la faim », décerné par le Hunger Project, et s’est vue remettre en 1995 la médaille Nansen, en reconnaissance de sa contribution au bien-être des enfants réfugiés. L’IPS (Inter Press Service) lui a remis le prix International Achievement Award pour son travail en faveur des enfants dans le monde. Elle a également reçu le prix Distinguished Humanitarian Service Award décerné par Africare ainsi que le Prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe, entre autres.

Graça Machel a travaillé au sein des conseils de direction de nombreuses organisations internationales, notamment celui de la Fondation de l’ONU, du Forum des éducatrices africaines, de l’ALF (African Leadership Forum) et de l’ICG (International Crisis Group). Parmi ses multiples engagements actuels, elle préside le Conseil d’administration du fonds GAVI, elle est rectrice de l’Université de Cape Town (Afrique du Sud) et membre du panel du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs.

En tant que ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique (de 1975 à 1989), elle a contribué à faire passer le pourcentage d’enfants inscrits en écoles primaires de 40 % en 1975 à plus de 90 % pour les garçons et 75 % pour les filles en 1989.