Fiscalité, aide et dépenses publiques

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Confrontés à de faibles revenus moyens, à une pauvreté élevée et une à base d’imposition étroite, de nombreux pays africains éprouvent des difficultés à augmenter la part des recettes publiques dans le revenu national brut. Cette situation commence à changer. Les exportations minières permettent d’élargir la base de recettes. Aussi les finances publiques africaines dépendent-elles de plus en plus du secteur privé, et moins de l’aide internationale. Toutefois, des progrès continus sont essentiels à cet égard pour permettre aux gouvernements de financer l’infrastructure sociale et économique nécessaire à la création d’emplois, au soutien de la croissance et à l’amélioration de la qualité et de l’accès aux services de base.

Les gouvernements doivent redoubler d’efforts afin de mobiliser davantage de ressources nationales en élargissant l’assiette fiscale, en éliminant les exemptions fiscales inappropriées et en attirant les investissements étrangers dans des activités qui exigent beaucoup de main d’œuvre. Ils doivent également veiller à publier, approuver au niveau central et gérer de façon prudente toutes les transactions financières qui engagent l’État.

Bien qu’une plus grande autonomie de l’Afrique soit fortement souhaitable, il est regrettable que de nombreux donateurs n’aient pas tenu leurs promesses, d’autant plus que de toute évidence, la perspective d’une utilisation effective de l’aide en Afrique est particulièrement forte. De nombreux pays africains auront encore besoin d’une aide extérieure pendant quelques années. Leurs partenaires des pays développés devraient renouveler leur promesse d’aider l’Afrique à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement.

Comme nous l’avons montré dans le Rapport 2013 sur les progrès en Afrique, les pays africains ont également besoin de l’aide internationale pour conserver les recettes qui reviennent de plein droit à leurs citoyens. Le G8 devrait établir l’architecture d’un régime multilatéral visant à lutter contre la fraude fiscale et à éliminer l’évasion fiscale. Les sociétés immatriculées dans les pays du G8 devraient par ailleurs être tenues de publier la liste complète de leurs filiales ainsi que des informations sur les revenus, les bénéfices internationaux et les impôts acquittés dans différents pays. Les autorités fiscales, notamment en Afrique, devraient quant à elles procéder à un échange d’informations plus systématique.

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